SOMALI
Les Somali constituent de loin la plus grande majorité de la population couchitique: 280.000 individus divisée en plusieurs groupes ou clans, Degoria – Ogaden – Gurreh – Ajuran. L'Etymologie du mot somali n'est pas bien établie; il s'agit , parait-il du nom d'un ancien patriarche ou d'une dérivation d'une expression arabe signifiant « possesseur de bien », le bien étant le chameau. Quelle que soit l'origine du nom, les Somali sont un peuple qui se distingue physiquement et linguistiquement. La grande majorité des Somali vivent dans le nord est du Kenya, une région désertique ou semi désertique, dans un environnement ingrat ou l'individualisme et quelquefois agressivité permirent aux Somali de survivre et d'obtenir un certain succès. Naturellement l'environnement détermine la poursuite économique.
Pastoralisme et migration façonnent ainsi la vie su Somali. Le Chameau représente la plus grande partie du cheptel, facilitant ainsi la recherche de nouveaux pâturages. Les bovidés sont rares, les chevaux encore plus. L'animal est symbole de statut et, bien sûr, l'élément essentiel dans l'alimentation. Comme tout pasteur, le Somali se nourrit essentiellement de lait et de ses dérivés. La consommation de viande est réservée aux grandes occasions, fêtes religieuses, mariages, etc. Certains Somali pratiquent la saignée sur leurs animaux et presque tous se procurent des céréales. Traditionnellement, ils ne s'abaissent pas au travail de la terre: dans le passe cette tache était réservée aux esclaves et de nos jours aux serviteurs. Le Somali n'étant pas traditionnellement un chasseur, l'acquisition facile d'armes modernes en a fait, de nos jours, une menace pour la vie animale. Matériellement, il ne peut posséder que ce ses chameaux peuvent transporter.
Le nomadisme ne permet pas de s'encombrer du superflu, la mobilité est primordiale; ceci n'empêche pas de transporter des objets de qualité. Il n'est pas rare de voir dans la tente de ces nomades des objets usuels tres finement travailles et décorés. Le fibre végétales et animales sont utilisées pour la confection de tapis de selle et de nattes. Cet artisanat est principalement effectue par des serviteurs ou les membres d'un clan inférieur, ou hors caste, appelé collectivement « sab ». Ces « sab » sont de langue somali mais pas considères comme tels; ils forment leurs propre communauté elle même divisée. L'identité des différents groupes somalis est exprimée par son nom, ses traditions ancestrales, ses attitudes communes et ses alliances. L'occupation territoriale est synonyme de possession et possession d'utilisation. Si une terre est inutilisée, elle n'appartient à personne. Les puits sont souvent sujet de disputes et de combat. Les Somali utilisent des campements temporaires constitues d'un demi-cercle de huttes au centre duquel un espace vide est laisse pour le bétail.
Chaque campement, ou famille, est protégé par une « zariba », clôture d'arbustes épineux. Les huttes sont construites avec des éléments préfabriqués facilement montables et démontables. Cette opération est effectuée par la femme qui est aussi propriétaire de la hutte. Le chef de la famille, est associe à la maison de la première femme. Les hommes sont responsables de l'érection de la zariba, de faire paitre les animaux, de la protection de la famille, mais surtout de toutes les décisions politiques. La charge de chef est principalement héréditaire, mais il arrive qu'un chef militaire soit elu par un groupe d'anciens, eux-mêmes à la tête d'une section du clan.
La société somalienne est fondamentalement patriarcale et les femmes sont d'un rang relativement bas, mais apparemment car, en fait, elles jouissent d'une grande influence. Elles se marient entre l'age de 12 et 16 ans et peuvent être l'une des quatre femmes permises par la loi islamique. Le frère ou le parent le plus proche partage la responsabilité de l'épouse avec la mari. Les divorces sont fréquents et les parents s'occupent des enfant selon leur sexe: le père prend les garçons, la mère les filles. Les Somali ont un sens très développe de leur identité tribale, voir ethnocentrique. Il existe entre les différents groupes un sentiment presque nationaliste, mais il suffit d'une querelle pour que celle-ci finissent en un bain de sang, toute unité oubliée.





